Avoir confiance en soi dans son projet professionnel

Au travail ou lors d’une reconversion professionnelle, il n’est pas toujours évident d’être sûr de ses choix, et de ne pas douter de sa force ou de ses compétences. Lorsque notre confiance en soi est mise à mal, ce sont nos ambitions, nos projets et nos envies que l’on étouffe. Pour reconstruire sa confiance, il existe quelques solutions.

Rosalie ETTASSI

Regarder avec envie les gens sûrs d’eux, et se demander comment ils font : c’est le quotidien de nombreuses personnes. Résultat d’une enfance épanouie, ou d’un travail sur soi-même, cette fameuse confiance en soi reste un mystère pour beaucoup. Et c’est bien dommage, car son manque peut être un véritable frein, spécialement dans un projet professionnel. Beaucoup se considèrent comme en manque de confiance en eux, comme s’il s’agissait d’un caractère inchangeable qui leur était propre. C’est faux. La confiance en soi n’est pas innée, et dans le cas où elle a été bousculée, elle peut être reconstruite.

La confiance en soi ne doit pas être confondue avec l’estime de soi, ces deux notions ne représentent pas la même chose. L’estime de soi est liée à un sentiment sur la personne que l’on est et ses valeurs. La confiance en soi se réfère plutôt aux capacités et aux réalisations de la personne, sans prendre en compte ses valeurs ou ses motivations.
La confiance en soi ne correspond pas non plus à un manque de peur. Cette caractéristique s’apparente plutôt à de l’inconscience.

Mais alors, comment avoir confiance en soi dans la réalisation de son projet professionnel ?

Le sentiment d’efficacité personnel

D’après le psychologue sociocognitiviste Albert Bandura, la réussite d’une tâche dépend autant des compétences d’une personne, que de sa capacité à croire en son efficacité personnelle. Afin de favoriser ce sentiment, Albert Bandura a identifié quatre facteurs sources :

  • La maîtrise personnelle : Des expériences passées réussies créent une dynamique positive et s’inscrivent dans un cercle vertueux : la réussite appelle la réussite.

  • L’expérience vicariante : C’est se nourrir de la réussite des autres, se rassurer et ouvrir son esprit à la possibilité du succès.

  • La persuasion verbale : Grâce à des suggestions, remarques constructives ou encouragements d’autrui, une personne peut s’approcher de la croyance de son potentiel et de sa capacité.

  • L’état émotionnel : Les émotions d’une personne à un instant t ont un impact sur sa croyance en ses capacités.

Ainsi, le sentiment d’efficacité personnel est un facteur clé de la réussite.

Sentiment d’efficacité personnelle (SEP). Crédits : C-campus / Le Blog

Se débarrasser des croyances limitantes

Les croyances limitantes sont des croyances qui peuvent avoir été transmises, ou construites :

  • Croyance transmise par l’entourage ou la famille : Une phrase souvent entendue pendant l’enfance peut constituer plus tard une croyance limitante « Le foot est un sport de garçon par exemple ».

  • Les croyances que l’on s’est construites soi-même par une ou plusieurs expériences : par exemple quelqu’un qui a eu des difficultés en cours de langues à l’école peut se dire toute sa vie « qu’il est nul en langue ».

La plupart des personnes se cachent derrière leurs croyances limitantes et s’en servent d’excuses pour ne pas avancer et rester dans une certaine zone de confort. Lorsque l’on prend conscience que ces faits que l’on pense avérés ne sont en réalité que des croyances limitantes, elles se dissipent automatiquement. C’est lorsque l’on se donne les moyens de dépasser ces croyances que l’on peut accomplir de plus grandes choses qui nous semblaient alors hors de portée auparavant.